L’enfant découvre…

28012008

trioenf.jpgIntroduction

C’est par le mouvement que le jeune enfant traduit sa vie psychique toute entière. Ses manifestations motrices, domaine du jeu par excellence, sont certes des réponses à des besoins organiques mais elles constituent aussi les premiers moyens de communication avec l’entourage. Elles concourent à la prise de conscience du moi comme sujet. La maîtrise des comportements tels que le marche et la préhension « affranchit » ‘enfant par rapport à l’adulte.

C’est également dans le cadre des activités sensori-motrices que les premiers comportements intellectuels se magnifestent.

Explorations et tâtonnements de l’enfant font petit à petit passer l’intelligence du plan moteur au plan représentatif, celle-ci restant encore fortement liée à l’action et au geste.

L’acquisition du langage, fonction symbolique mais aussi moyen de communication sociale, fait progresser l’intelligence de l’enfant qui devient capable de comprendre des signes, d’évoquer des situations, d’imaginer: prolonger un peu de passé dans le présent, anticiper sur l’avenir immédiat, combiner des perceptions, des désirs et des rêves, communiquer.

L’enfant émerge peu à peu de la relation fusionnelle qui l’unit à sa mère pour établir avec elle une relation objectale où chacun devient un individu à part entière. Les frustrations dues au sevrage, à l’éducation sphinctérienne constituent l’essentiel des conflits se nouant à cette époque. L’enfant découvre sa personne, l’autre, le monde, et son indépendance naissance éclate dans la phase négative d’oppposition (3ans). Les émotions se différencient à partir de son corps: elles lui pemettent très tôt d’entrer en relation avec les autres, les pairs notamment. La première relation à la mère constitue le prototype et la base de toutes les relations sociales à venir.

 




Evolution de la préhension

25012008

ibb1.jpgLa préhension est la capacité à saisir avec la main. Cet acte, qui à la naissance n’est qu’un réflexe, va progressivement évoluer pour devenir un acte volontaire très précis. L’acquisition de la préhension mmarque une étape importante pour l’enfant, celle de la prise de possession du milieu extérieur. Si prendre un objet est pour un adulte un geste banal, automatiquement, il n’en est pas de même pour le bébé, lorsqu’il veut attraper un objet devant lui. Il n’y arrive pas du premier coup. Pour y parvenir, il doit orienter correctement son bras, régler le mouvement en fonction de la distance, ouvrir la main et la refermer sur l’objet désiré. Cela suppose une bonne coordination oeil-main et une maîtrise des fléchisseurs des doigts pour obtenir l’ouverture et la fermeture volontaire de la main. L’enfant parviendra à ce stade de la maîtrise de la préhension en suivant plusieurs étapes et selon certaines conditions. Les lois et les facteurs qui déterminent l’évolution de la préhension sont les mêmes que pour la motricité générale.

Schéma d’évolution de la préhension

De la naissance à 2 mois

La préhension est à ce stade un mouvement réflexe: grasping reflex ou réflexe d’agrippement. Lorsque l’on stimule la paume des mains chez le nouveau-né, cela entraîne une flexion des doigts très ferme sur l’objet. C’est la première forme de préhension. Ce réflexe s’atténue, disparaît ensuite vers 4 ou 5 mois lorsqu’apparaît la préhension véritable.

Vers 3-4 mois

Le nourrisson saisit un objet qui est placé au contact de sa main: c’est ce que l’on appelle la préhension au contact. C’est une préhension involontaire où la vue n’intervient pas.

Vers 5-6 mois

La préhension devient volontaire et palmaire: entre la paume et les trois derniers doigts. La main « ratisseé. L’enfant est capable de saisir volontairement de gros objets placés devant lui. Il les porte à sa bouche. Le relâchement est encore involontaire.

Vers 7-8 mois

L’enfant saisit les objes entre le pouce et l’auriculaire: C’est la préhension volontaire par la pince inférieure. Le relâchement volontaire de l’objet devient possible. C’est un relâchement global et imprécis. L’enfant peut passer les objets d’une main à l’autre.

Vers 9-10 mois

L’enfant saisit un objet de petite taille entre le pouce ou l’index: C’est la préhension volontaire par la pince supérieure. L’enfant, à cettte période, manipule l’objet, le porte à sa bouche. Le relâchement volontaire est plus précis. Il joue à jeter les objets. Il apprend à tendre un objet à l’adulte qui lui demande. C’est le début des échanges: recevoir, donner, reprendre.

De 11 mois à 15 mois environs

La préhension est acquise, elle devient plus précise encore, ainsi que le relâchement. La pince supérieure va s »affiner et enrichir les expériences comme introduire, retirer un objet d’une boîte. C’est une période de manipulation active des objets et de l’apprentissage du sens contenant-contenu. Par ses manipulations plus précises et répétées, l’enfant acquiert le sens de la profondeur, du solide, du dedans, du dehors, du haut, du bas. L’enfant pointe son index, il peut boire seul, encastrer des objets.

La coordination oculo-manuelle

L’acquisition de la préhension se réalise grâce à l’évolution du contrôle neuromoteur du bras, de la main, des doigts, mais aussi par l’évolution du contrôle oeil-main. La coordination oeil-main évolue de la façon suivante:

- d’abord, le regard de l’enfant se pose simplement sur la main qui passe par hasard dans son champ visuel et parvien peu à peu à le suivre;

- ensuite, l’enfant tente de maintenir sa main dans son champ visuel;

- enfin c’est l’oeil qui guide la main.




Evolution vers la locomotion

25012008

enft2.jpgChez le nouveau-né

Dans le cas du nouveau-né, on parle plutôt de motricité réflexe. La motricité est spontannée, globale, faites de décharges généralisées à tout le corps et de mouvements diffus des membres, inadaptés et d’allure anarchique, bilatéraux mais sans véritable symétrie. Ces mouvements sont très souvent la réponse à des stimuli proprio et viscéroceptifs.

Vers 3-4 mois

Dans l’évolution de la posture, il y a inversion de l’état tonique (hypertonie axiale, hypotonie des membres) . Le contrôle de l’axe se faisant en premier, permet à l’enfant d’organiser ces premiers mouvements:

- à plat dos: le bébé roule sur le côté

- à plat ventre: le bébé se redresse légérement sur les avant bras. La motricité des membres est encore globale.

Vers 5-6 mois

Le jeune enfant déploie une grande activité musculaire:

- tenu debout il sautille

- en position à plat ventre: il fait l’avion prenant appui sur le thorax, il décolle bras et jambe

- en position à plat dos: il fait de nombreux mouvements de pédalage et saisit ses pieds.

Vers 7-8 mois

L’enfant peut rouler sur lui-même dans les deux sens. Avec l’acquisition de la station assise, il va développer de nouvelles possibilités. Il développera également la motricité qui lui permettra la passage de la position couchée, à la position assise.

Vers 9-10 mois

C’est la marche à quattre pattes, d’abord sur les mains et les genoux, puis sur les mains et les pieds. En s’accrochant, l’enfant se met debout et fait quelques pas.

Vers 10-14 mois

L’enfant lâche la main qui le soutenait et effectue quelques pas , seul. Avec l’acquisition de la marche indépendante, l’enfant accéde à la conquête du monde.

Vers 15-18 mois

Les acquisitions suivantes dépendent de l’âge de lacquisition de la marche autonome. L’amélioration de l’équilibre se fait par le redressement de la colonne vertébrale. L’enfant rapproche ses pieds, utilise le talon pour attaquer le sol.

Vers 20 mois

L’enfant ébauche des petis sauts, pivote sur un pied, sur l’autre. Il court, mais tombe souvent.

Vers 24 mois

L’enfant court et tombe moins souvent. Il donne des coups de pieds au ballon, il monte et descend l’escalier seul avec appui et en posant les pieds à chaque marche. Jusqu’à la fin de la deuxième année, l’enfant développe une activité motrice étroitement liée à l’objet immédiat. Il est très actif.

 




25012008

rflexe.jpgLes réflexes archaïques du nouveau-né

Le nouveau-né présente de nombreux réflexes archïques ou automatiques primaires. Ce sont des mouvements automatiques que l’on observe chez le nouveau-né en réponse à certains stimuli.

Le pédiatre les contrôle systématiquement lors du premier examen à la maternité. Leur présence témoigne du bon développement du système nerveux et du tonus musculaire du bébé. Ces réflexes disparaissent progressivement au cours du premier mois de la naissance.

a) Réflexe de Moro (ou réflexe d’embrassement): Les membres supérieurs exécutent un mouvement d’extension et d’abduction (les bras s’ouvrent, les doigts s’écartent, sauf le pouce et l’index qui reste fléchis, la tête est rejetée en arrière, le dos se met en extension) puis les membres supérieurs reviennent en flexion-adduction en dessinant un mouvement en arc de cercle. Ce réflexe existe aussi chez les prématurés. Il disparaît entre 4 et 6 mois. L’enfant l’utilise en réponse à diverses stimulations: laisser tomber l’enfant de manière inatendue, frapper l’oreiller sur lequel repose la tête de l’enfant, frapper le rebord de la table sur laquelle repose la tête du bébé, en présence d’un bruit intense,……….. Ce réflexe est dit  » de défense ».

b) Réflexe de redressement et de marche automatique. Lorsqu’on met le bébé debout, il s’appuie sur la plante des pieds, pousse sur ses jambes et redresse son dos et sa nuque. La présence du réflexe de redressement à la naissance indique que le bébé a une bonne tonicité. Le second réflexe consiste en des mouvements alternés de flexion et d’extension automatiques des membres inférieurs. Le bébé est mis debout sur un plan dur et ébauche quelques pas. Ces réflexes existent chez le prématurés de 8 mois. Le réflexe de redressement disparaît vers 2-3 mois.

c) Réflexe d’enjambement: L’enfant étant maintenu en position verticale, si l’on fait toucher le dos d’un pied à un obstacle, le pied s’éléve, franchit l’obstacle, se place au-dessus.

d) Réflexe d’allongement croisé: C’est un réflexe nociceptif. L’exitation de la face plantaire d’un membre étendu provoque la flexion de l’autre membre, le pied vers le point stimulé. Ce réflexe existe chez le prématuré de 7 1/2 mois .

e) Réflexe d’agrippement, ou grasping reflex: La stimulation de la peau de la face palmaire des doigts (introduction d’un doigt ou bâtonnet dans la main) entraîne la flexion des doigts et d’agrippement de l’objet. Ce réflexe disparaît vers 3 mois.

f) Réflexe tonique des fléchisseurs : Ce réflexe est provoqué par la pression des gaines des tendons fléchisseurs des doigts. Il disparaît vers 9-10 mois avec l’apparition du relâchement volontaire.

g) Réflexe de fouissement (ou rooting reflex): Lorsque la joue ou la bouche du nouveau-né touche le sein ou une autre partie du corps de la maman, il va présenter une attitude de recherche du mamelon. Ce réflexe disparaît vers 3 semaines.

h) Réflexe de succion et de déglutition: Il suffit de mettre le doigt dans la bouche du bébé, contre sa langue ou son palais, pour qu’il se mette à téter comme si c’était le sein de sa maman, un biberon ou une tétine. La déglutition est automatiquement synchronisée avec la succion afin qu’il puisse se nourrir. Le rooting refex, les réflexes de succion et de déglutition permettent évidemment au nouveau-né de se nourrir.

i) Réflexe des points cardinaux: Fait partie des réflexes de la bouche et des lèvres. Lorsqu’on touche la commissure buccale du bébé, sa lèvre  inférieure s’abaisse de ce côté et sa langue se mobilise vers le point stimulé. Lorsque le doigt se déplace, la tête tourne pour le suivre et lorsqu’on excite le milieu de la lèvre supérieure, celle-ci se relève.

j) Réflexe de refoulement de la langue: Jusqu’a 3 mois, l’enfant rejette les aliments solides introduits dans la partie antérieure de la bouche.

k) Réflexe du hoquet, de bâillement, d’éternuement

l) Réflexe natatoire et le réflexe qui permet au bébé de bloquer sa respiration en immersion: avant la naissance, l’enfant vit dans un milieu aquatique et dès sa naissance, il a des mouvements de « nage automatique » réflexes qui disparaissent vers le 4e mois. Comme tous mammifères, bébé sait nager!!

 




Après le toucher l’odorat..

24012008

foetus.jpgAprès le toucher, l’odorat est le premier sens qui se développe chez le foetus, le nerf et les bulbes olfactifs se constituant à 9 semaines de gestation. Un sens « inutile » pour le foetus- qui ne vit pas dans une ambiance gazeuse- et qui se confond pour lui avec le goût, qui apparaît au 3emois. Le foetus assimile donc la nourriture que lui apporte le placenta et ressent les saveurs, en parfaites synchronisation avec sa mère.

 

Mais c’est dans le domaine de l’audition que le foetus, dés le 5emois, est le plus doué. Il réagit notamment à la voix de sa mère qui lui parvient à la fois de l’extérieur et de l’intérieur: le liquide amnionique conduit les sons réels. A 7mois enfIn, les paupières s’ouvrent. Si l’oeil n’est guère stimulé, la vue est parfaitement prête à fonctionner dès la naissances, même si celle-ci se fait prématurément.

 

Influence du milieu extérieur

Des échanges s’établissent durant les neufs mois de vie pré-natale entre l’enfant et son milieu:

- sur le plan biologique, avec la mère

-sur le plan psychologique, avec la mère, le père, le couple parental.

a) plan biologique

La mère et son enfant communiquent par l’intermédiaire du placenta, organe de nutrition, de respiration et d’épuration.

Constitué de trois vaisseaux sanguins enroulés sur eux-même, deux petites artéres et une veine, le cordon ombilical relie dans l’utérus la mère et l’enfant permettant des échanges permanents entre le sang de la maman et celui du bébé. Il est relié au placenta, sorte de buffet ouvert en permanence le jour comme de nuit qui fournit l’oxygéne, le glucose, les vitamines et les minéraux indispensables au développement du bébé. Le cordon va s’allonger tout au long de la grossesse jusqu’à atteindre 70cm (1m parfois) , une longueur indispensable aux galipettes du bébé.

L’oxygène arrive par la veine ombilicale et le dioxyde de carbone est évacué par les artères ombilicales( jusqu’a la naissance, les poumons n’interviennent pas dans la respiration). L’enfant reçoit aussi les subtances nutritives dont il a besoin et rejette les déchets de son métabolime.

Le placenta n’est cependant pas un filtre parfait, d’autres éléments traversent également la barrière placentaire, ce qui ne va pas toujours sans mal. En effet il peut laisser passer des maladie (virus du sida par exemple), des médicaments, l’alcool, les produits contenus dans le tabac, les drogues etc..Ceci prouvant donc la responsabilité d’une mère quand à sa manière de vivre vis à vis de son futur enfant. Le passage des anticorps confère certaines immunités à l’enfant mais pose le problème du facteur rhésus. Nombre des causes des maladies de l’embryon et du foetus se situent au niveau du placenta.

La mère peut même communiquer ses émotions à son enfant par l’intermédiaire d’une hormone, l’adrénaline: libérée dans le circuit sanguin de la mère, elle passe dans le corps de l’enfant et accélère son rythme cardiaque. Les mères anormalement stressées pendant leur grossesse donnent naissance plus souvent que les mères peu ou pas stréssées à des enfants irritables, hyperactifs et sujets à des problèmes digestifs ou des troubles du sommeil.

La fatigue de la mère produit une hyperactivité de l’enfant dont les mouvements sont aussi plus marqués le soir, après les repas et pendant les rêves de la mère; le rythme de la marche, par contre, semble le calmer.

 

b) plan psychologique

L’attente de l’enfant et sa mise au monde constituent une étape importante de la vie de la femme, de l’homme, du couple. La façon dont les parents « enceints » vivent cette expérience influence pour une large part la qualité de la grossesse et de la naissance mais aussi l’image qu’ils se font de l’enfant, de leurs rôles de père et mère, de la vie de famille. En quelque sorte, l’enfant détermine ses parents autant qu’il est déterminé par eux.

De nombreux facteurs interviennent ici.

L’enfant désiré par un couple uni ne connaît pas le même sort que l’enfant « catastrophe », l’enfant rejeté, l’enfant de mère écélibataire ».

D’après les psychanalystes, l’homme ne pouvant enfanter, peut ressentir de la jalousie à l’égard de sa femme enceinte. Sa jalousie s’adresse aussi à l’enfant si sa femme y accorde plus d’attention qu’a lui.

La façon dont la femme enceinte et son compagnon acceptent les modifications de son image corporelle et leur recherche d’une nouvelle identité- personnelle, familiale et sociale-influencent aussi l’attitude des parents vis à vis de l’enfant. Cette identité s’élabore à partir des anticipatiopns d’ordre culturel qui accompagnent la grossesse, la maternité, la parternité et de l’attitude individuelle de l’homme et de la femme, née de leur expérience personnellle.

L’évolution psychologique créée par la venue de l’enfant peut présenter quelques désordres: pour l’homme « la fuite », et pour la femme, l’anxiété, le « baby blue » et la dépression post-partum,durant laquelle la mère déprimée ne s’occupe pas de son enfant de gaîté de coeur. L’adoption obligatoire de l’enfant réel est d’autant plus difficile qu’il diffère de l’enfant imaginaire de la mère, des parents (enfant prématuré, mongolien, malformé..)




Approche du développement de l’enfant

24012008

femmeenceinte2.jpgDe la conception à la naissance

Etre un enfant, avoir un enfant: une histoire d’attachement

1. Echanges entre l’embryon, puis le foetus, et son milieu

Pendant les neufs mois de son développement intra-utérin, un organisme formé d’une cellule se transforme en un être composé de milliard de cellules.

L’environnement immédiat de l’enfant, réduit en apparence au liquide amniotique dans lequel il est plongé, s’étend également au monde extérieur, d’ou proviennent les éléments nutritifs nécessaires à son développement physiologique, ou des stimulations sensorielles.

La période prénatale est capitale dans la mesure où son bon ou mauvais déroulement peut avoir des concéquences importantes sur la suite du développement.

Stimulation sensorielles

Des pédiatres, des psychiatres, des psychologues, estiment que le foetus a des sensations, notament tactiles, avant la naissance.

L’organe du toucher est le revêtement cutané c’est à dire la peau.. La peau est un organe sensoriel de perception et d’émission. Elles nous permets d’obtenir de nombreux renseignements concerant le degré thermique, la douleur, la forme et la texture des objets et ceci grâce aux terminaisons nerveuses situées dans le derme et l’épiderme. Elle comporte, en outre, un rôle protecteur contre les agressions extérieures. La peau est une sorte d’enveloppe protectrice qui filtre les échanges entre le corps et l’environnement extérieur. Selon Didier ANZIEU: « De tous les organes des sens, c’est le plus vital: on peu vivre aveugle, sourd, privé de goût et d’odorat. Sans l’intégrité de la majeure partie de la peau, on ne survit pas.

La peau est méssagère de tout un vécu psychologique, émotionnel et spirituel.

Le toucher est le premier sens à apparaître et sans doute le drenier à d’éteindre. La sensibilité tactile apparaît vers la fin du 2e mois de gestation, précédant les autres sens: l’odorat, le goût, l’ouïe et la vue. Son développement se fait dans le sens céphalo-caudal (la sensibilité apparaît d’abord au niveau de la tête au pieds).

Il devient un langage quand la parole est absente.

Déjà, lors de la grossesse le toucher à son importance.

Le médecin et psychologue Franz Veldman a créé au Pays Bas une pratique qui consiste à faire entrer les parens en contact avec leur futur bébé. Cette méthode d’approche se nomme l’haptonomie. L’haptonomie associe affectivité et touher. Franz Veldman explique que c’est un dialogue « psycho-tactile ». Les parents et le praticien caressent le ventre maternel, pour « sentir »le foetus à travers la peau. La mère perçoit mieux son enfantbouger en elle. Cette pratique lui permet par la relaxation, de mieux décrypter les mouvement de l’enfant. Franz Veldman affirme:  » je ne touche pas le corps, je touche la personne ».

Catherine Dolto-Tolitch, qui a observé les effets bénéfiques de l’haptonomie sur les enfants, écrit que cette méthode « donne des enfants qui sont présents, très paisibles, surtout quand on suit bien le travail après la naissance.  » D’après elle, les pères doivent être investis dans cette relation fusionnelle de a mère et du tout-petit ce qui leur permet dès la naissance de ne « plus être phobiques de leur enfant et de ne pas avoir peur de toucher leur enfant ».

 

 







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